Une journée en cette période de coronavirus – Frederick Tison

Bonjour, je m’appelle Frederick Tison. J’ai 26 ans et voilà trois ans que je travaille chez QbD. J’occupe actuellement la fonction de spécialiste des matières premières pour un client. Avec mon collègue Tijs Van Den Berghe, je suis responsable de définir les spécifications pour les matières premières achetées par le client. Nous nous assurons qu’elles répondent toutes aux caractéristiques de performance et qu’elles sont sans danger (contrôle des taux de produits chimiques à l’état de traces).

7 h 30 : Mon réveil sonne. Je suis du genre à me lever sur-le-champ, donc je saute hors du lit et prends le repas le plus important de la journée. Après avoir déjeuné, je me rends en courant au bureau, qui se trouve à… trois mètres. Comme je suis en bonne forme physique, je transpire à peine – pas besoin de prendre une douche !

9 h : À 9 h précises, mon équipe – qui se compose de mon chef Daniel et de mes collègues de QbD Tijs, Karina, Annemie et Sabine – procède à l’« appel corona » quotidien. Nous voyons comment chacun se sent, physiquement et mentalement, et nous nous tenons informés de ce que nous avons fait la veille et de nos projets actuels.
Au cours de la journée, nous partageons aussi des blagues idiotes ou des vidéos par e-mail ou Skype pour préserver la bonne humeur et répandre la joie en ces temps si particuliers.

10 h : Étant donné que notre client fabrique des produits d’hygiène personnelle essentiels, nos usines poursuivent la production afin de pouvoir continuer à approvisionner nos clients, en particulier les hôpitaux et les maisons de retraite. Nombre des autres collaborateurs télétravaillent, ils lisent et traitent par conséquent mes e-mails plus rapidement. Ce qui est une très bonne chose, si vous voulez mon avis.

11 h : Nos réunions physiques font place à des appels Skype, donc entre deux e-mails, j’appelle brièvement Tijs pour voir lequel de nous va se charger de quelles tâches. Il revient de vacances et ne peut pas sortir de chez lui, son ordinateur de travail est donc toujours au bureau. Il n’a de ce fait pas accès à tous les fichiers, donc quand il a besoin de quelque chose sur le serveur, je télécharge les documents et lui envoie ! C’est ça aussi la solidarité en ces temps difficiles.


12 h 30 : J’ai emménagé chez les parents de ma copine avant le début des mesures de confinement pour éviter d’être seul chez moi pendant toute cette période d’isolement. Je ne mange donc pas tout seul ! C’est l’heure du deuxième repas le plus important de la journée : le dîner.

13 h 30 : Tijs et moi avons un appel avec l’un des sites de production de notre client pour discuter de problèmes liés aux matières premières. Nous essayons de résoudre les problèmes majeurs en définissant de nouvelles spécifications ou en modifiant des spécifications existantes.

14 h 30 : Je prépare des versions préliminaires pour les spécifications qu’il faut envoyer au fournisseur et qu’il doit remplir. Plus tard dans la semaine, nous organiserons un appel avec ce dernier pour discuter de toutes les questions qu’il pourrait avoir.

17 h : Place au sport ! Étant donné que seule l’équipe olympique belge, dont je ne fais pas (encore) partie, est autorisée à ramer à l’extérieur, j’ai trouvé une alternative. J’ai le choix entre une séance sur le rameur ou un tour à vélo dehors. Comme il fait beau, ce sera du vélo ! (Tout seul bien sûr.) De cette façon, j’accumule également des kilomètres pour le classement de l’équipe cycliste QbD sur Strava. Je viens de remarquer que Bart, notre chef, a parcouru 60 kilomètres hier, donc je décide d’en faire 70 – c’est littéralement ce qui s’appelle aller plus loin !

19 h 15 : Après une agréable randonnée, je meurs de faim. Par chance, il est enfin l’heure de passer au troisième repas le plus important de la journée : le souper. Je passe le reste de la soirée à skyper avec ma famille et mes amis pour savoir comment ils passent leur temps en cette période d’isolement.